Actualité au jour le jour

Hélène De Man


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    Divagations d’un soir

    Je t’attendais guettais ici depuis des soirs
    Sans hésiter vraiment sans perdre tout espoir
    Et l’eau sombre jouait de ses effets miroirs
    En laissant folâtrer quelques canards bavards
    Je marchais lentement déambulais sans voir
    M’éloignant peu à peu de la foule des boulevards
    Et les passants bien sûr alors se faisaient rares
    Je me mis à scruter tout et rien du regard
    Cette ancienne bâtisse et des pignons bizarres
    L’ombre crépusculaire roulant sur les trottoirs
    Et ainsi j’ai longtemps erré dans les rues noires
    Inquiète il me semblait je pensais je m’égare
    Et les yeux embués et floutés et hagards
    Moi je menais mes pas là-bas vers nulle part
    L’éclairage blafard un fragile brouillard
    Opacifiaient les formes et troublaient ma mémoire

    Un souffle un son alors j’ai cru t’apercevoir
    Voulant courir vers toi sans doute il faut le croire
    Car pour aller vers toi et même par hasard
    Nul doute que jamais il ne sera trop tard


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      Les ors d’octobre

      Octobre je vois tes explosions d’or sombre
      Se répandant sur les sentiers humides
      Je vois à profusion ta blondeur qui s’accroche
      Aux branchages crispés dans les brumes avides

      Octobre voici les voix acides du vent
      Au-delà des moutonnements de feuilles jaunes
      La terre le souffle court exhale des vapeurs lentes
      Et le soleil pâlit et se dissipe en ces miroitements

      Octobre d’or et d’ambre sont tes bois et tes champs
      Et s’éparpillent dans le ciel tes dernières chaleurs
      Et ton sourd désespoir cette sombre langueur
      Font mourir sans souffrance les feuilles et les fleurs

      Octobre …
      Et je presse le pas vers le sombre intérieur
      Les miroirs sont ternis et les vases sans fleurs
      Bagues et bracelets ont perdu leur splendeur
      Sans souffrance ni pleurs reviendras-tu mon cœur

      © Hélène De Man


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          Suprématie de la Nature – Rôle du hasard

          Il m’arrive de poursuivre ma recherche d’une présence divine autour de moi, autour de nous. Le christianisme m’a montré la grandeur et le courage de ses saints martyrs et la sagesse des pères de l’église et autres théologiens. Par ailleurs je distingue dans le monde deux phénomènes - deux entités - qui me semblent gouverner - ou à tout le moins orienter et influencer - le monde où nous vivons: il s’agit du hasard et de la nature. Après avoir dûment digéré les principes du darwinisme et m’être trouvée sous l’emprise de et en accord avec Saint François d’Assise, Spinoza, Teilhard de Chardin et bien d’autres …. je vois le monde et l’humanité comme relevant globalement de cette présence - qui pourrait être divine - dans toutes choses.
          Serait-ce du panthéisme ?
          En résumé il me semble que la nature triomphera toujours et trouvera toujours une solution ou des arrangements même au détriment de l’humain et des êtres non humains comme les animaux et les plantes (extinction des espèces – modification de la biodiversité) et que le hasard est susceptible d’intervenir à tout moment de manière absolument inattendue (théorie du chaos) et sur une impulsion minime (effet papillon – extrême sensibilité aux conditions initiales).
          Je pense que nous pouvons déjà nous embarquer sur cette idée que la nature qui est force de vie sera très probablement en mesure de gérer et d’adapter le monde d’une façon ou d’une autre. Cela peut inclure aussi l’humanité. Je l’espère.
          Embarquons-nous courageusement sur cette idée …
          Tout cela reste à approfondir …

          Hélène De Man
          19.7.2020


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              S’il devait s’avérer impossible à moyen terme d’éviter
              l’effondrement, le collapsus, un réchauffement climatique
              excessif ou d’autres phénomènes cataclysmiques tels que
              nous le laisse présager une sorte d’emballement des données
              comment l’humanité pourrait-elle encore réagir ?

              FACE A LA FIN DU MONDE

              L’essentiel sera d’éveiller en nous
              Un sentiment de solidarité
              Mais surtout de gratitude
              D’avoir tant reçu d’avoir tout reçu
              La vie la terre l’air la nature
              Le monde qui aujourd’hui nous émerveille
              Même si un jour même si plus tard
              Ce monde devait s’effondrer
              La gratitude d’avoir reçu la vie
              Et le savoir de ceux qui nous ont précédé
              Leurs découvertes leurs chefs-d’œuvre
              Avec leurs erreurs leurs bonheurs
              La beauté la force la grandeur
              De ce qu’ils ont réalisé nous ont laissé
              Avoir alors le bonheur simple
              De pouvoir donner restituer
              A chaque instant du présent
              De pouvoir rendre et aussi partager
              Empathie bienveillance et générosité
              Envers ceux qui sont encore là
              Qui n’y arrivent pas
              Qui ne savent plus
              Ou qui n’ont jamais su
              Que l’entraide et l’amour restent là
              Lorsque la vie s’essoufflera
              Et que le monde chutera
              Bienveillance envers tous ceux-là
              Tendons la main ouvrons les bras
              Ensemble à chaque pas il le faudra
              Tout ira bien la nature autrement gérera
              Quelque chose de nous continuera
              1.7.2020
              © Hélène De Man


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                Face aux inquiétudes et désordres du monde il arrive que l'on souhaite s'éloigner au hasard ou dans des régions de rêve ...


                J’IRAI ERRER
                Vers l’amour improbable
                La paix


                En la belle Bretagne
                J’irai errer jusqu’aux rochers
                Dans les vagues grisantes grisée
                Me laissant follement emporter
                En Bretagne j’irai …

                Aux passions de l’Espagne
                J’irai tout flamber consumer
                Les ombres grimaçantes grimées
                Fantômes embusqués et masqués
                En Espagne j’irai …

                Aux bleus déserts du Nord glacé
                J’irai doucement et voguerai bercée
                En relevant la tête encore avec fierté
                Retrouver cet air pur en son immensité
                Au Grand Nord j’irai …

                Vers l’océan déchaîné
                Vers le feu la clarté
                Les déserts blancs et légers

                J’irai errer oublier tout flamber

                Vers l’amour improbable la paix …

                © Hélène De Man
                24.5.2020


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                  Vaya con dios – Ainsi soit-il – Let it be
                  Il y a bien des choses à dire en ce début de mai 2020 et pourtant le cœur n’y est pas. Les difficultés sont nombreuses autour de nous et après les bilans pessimistes concernant le réchauffement climatique nous n’avons eu aucun répit. Notre moral est mis à rude épreuve par le début d’une crise sanitaire causée par un virus. Le monde entier est finalement concerné et nous sommes frustrés de nos émerveillements face aux beautés du printemps qui finit par arriver et nos projets de vacances et de voyages qui nous sont interdits jusqu’à nouvel ordre.
                  Enfermés en nous-mêmes et confinés en famille (ou ailleurs) il nous tarde de pouvoir sortir vraiment. Il nous faut revoir nos amis et connaissances. Nous voudrions encore assister à une pièce de théâtre, voir un film au cinéma plutôt que d’anciens De Funès à la télé (même si nous adorons Monsieur De Funès), nous voudrions fêter nos anniversaires dans un petit resto sympa, retrouver les réunions de nos clubs sportifs ou artistiques et même visiter une exposition ou un musée. Nous ne sommes guère encouragés à prendre les transports en commun et les courses hebdomadaires nous font observer les autres avec méfiance: il faut garder ses distances, ne pas trop respirer derrière l’un ou l’autre masque et se laver les mains toute la journée à tout bout de champ. Ah oui revoir les champs, prendre du champ, lever le camp, lâcher prise, réduire un peu nos inquiétudes, nos regrets et nos soucis. La vie qui nous est donnée est bien courte et il faudrait en profiter un peu plus tout en ayant un regard bienveillant pour les autres.
                  Des virus, des pandémies, des catastrophes naturelles, des guerres … il y en a toujours eu. Mais notre vie est là en ce moment : il faut vivre ici et maintenant. Une chanson de ma jeunesse avait pour titre « LET IT BE ». Eh bien oui: laissons faire la Nature, Dieu ou le Hasard. Nous ne pouvons pas tout décider ni tout gérer, loin de là.

                  Hélène De Man - 5 mai 2020


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                    Dominique

                    Posté le 08 / 05 / 2020


                    Profitons de l instant

                    ... Dominique .

                  • Commentaire

                    André MORTIER

                    Posté le 09 / 05 / 2020

                    Bonjour a vous deux , courrage et une fois le virus expulsé vous pourrez reprendre vos projets de voyage. .

                  • Commentaire

                    Thérèse Winand

                    Posté le 09 / 05 / 2020

                    Entièrement d'accord avec ton texte!
                    Nous qui échangeons très régulièrement des messages, à défaut de nous voir "en chair et en os", nous parlons beaucoup de cet affreux virus et de nos craintes. Nous devons agir en personnes responsables, en appliquant les consignes données.
                    Puisse ce fléau faire réfléchir l'Humanité à un avenir plus vivable pour tous!
                    .

                  • Commentaire

                    Thérèse Winand

                    Posté le 09 / 05 / 2020

                    Merci pour ce texte qui résume bien l'état d'esprit de la plupart des êtres humains que nous sommes.
                    Bien sûr, c'est plus facile de s'apitoyer sur une épidémie bien loin de nous! S'y trouver plongé jusqu'au cou est bien moins confortable!
                    Je t'invite à aller écouter les paroles de "Grand corps malade" dans sa chanson "Effets secondaires" ( sur you tube)
                    Courage et amitiés .

                  • Commentaire

                    SCHILLEWAERT France

                    Posté le 14 / 05 / 2020

                    MERCI ma chère Hélène pour ce beau message dans lequel demeure l'ESPERANCE..
                    Malgré l'angoisse suscitée par cette pandémie, il nous faut garder foi en l'avenir.
                    Ton site est très agréable, c'est un plaisir de s'y promener..
                    Je t'embrasse, France
                    .

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                  Réagir à l’inquiétude

                  L’inquiétude grandit
                  Et monte à l’horizon
                  Des nuages s’enroulent
                  En tournoyant par bonds
                  Une brume compacte
                  S’étale par étages
                  Et un vent agressif
                  Commence de faire rage
                  Un souffle violent
                  Balaye le paysage
                  Et des éclairs lacèrent
                  Le ciel devenu noir
                  Et la tornade arrache
                  Racines et branchages
                  Des arbres centenaires
                  Devant nous viennent choir
                  L’inquiétude grandit
                  Que va-t-il advenir ?
                  De ce tendre passé
                  De ce bel avenir
                  Que nous avons chéri
                  Que nous voulons construire
                  Mais ce n’est pas fini
                  Il nous faut réagir


                  Hélène De Man
                  30.3.2020


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                    Non tout n’est pas perdu
                    Il reste les fleurs des champs
                    Les herbes vertes des talus
                    Les grands matins et les beaux soirs
                    J’entends les commentaires des gens
                    Il est trop tard il n’est plus temps
                    Sauver la planète ça c’était avant
                    Ils ont tranché les experts les savants
                    Mais le hasard parfois fait bien les choses
                    Transformant en bonheurs les horizons moroses
                    Prévisions alarmistes ne font pas désespoir
                    Rien ne sert à l’avance d’avoir des idées noires

                    Un infime détail peut bousculer l’histoire
                    Cela vient par hasard l’imprévisible espoir
                    Non tout n’est pas perdu rien n’est jamais prévu
                    Reste l’inattendu reste le jamais vu
                    Planifier l’avenir est souvent illusoire
                    Face au plus difficile peut surgir le hasard
                    Il y a des printemps qui se pointent en retard
                    Des automnes sonnant comme des fanfares
                    Non tout n’est pas perdu


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                      Autrefois il est vrai la Tamise
                      Se jetait par les flots dans le Rhin
                      Mais la guerre était souvent de mise
                      De cent ans de sept ans entre pays voisins
                      Depuis ce temps tout a changé
                      La technique bouleversa nos sociétés
                      Nous avons tant consommé gaspillé
                      Le réchauffement fit fondre les glaciers
                      Dès lors les ports les océans les plages grises
                      Voient peu à peu détruire l’espace riverain
                      Bruges qui sur la mer avait perdu mainmise
                      De ville morte à nouveau deviendra port demain

                      © Hélène De Man
                      16.2.2019


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                          SWEET LOVE
                          Sweet sweet love
                          Your wonderful presence
                          Next to me
                          Great you’re there
                          By my side
                          You’re looking at the sunset
                          Over there on the city
                          First lights appearing one by one

                          Nice peaceful view
                          At such a distance
                          So soft and quiet
                          I now turn my head
                          Notice your discreet smile
                          I love it
                          And those eyes of you
                          Dark brown and twinkling eyes
                          Telling me all the love and tenderness
                          You feel for me
                          Me … longing to be in your arms
                          Can’t wait no more …
                          See out there the night slowly unveils
                          Its realm of celestial beauties
                          And mysteries

                          My head’s on your shoulder
                          Needless to say
                          I can miss the whole wide world
                          Hearing you whisper
                          Whatever you say

                          © Helene De Man
                          November 10, 2019



                          TENDRE AMOUR
                          Mon doux mon tendre amour
                          C’est merveilleux
                          De t’avoir à mes côtés
                          Fantastique que tu sois là
                          Près de moi
                          Tu regardes le soleil couchant
                          Là-bas sur la ville
                          Une à une des lumières s’allument
                          Image paisible et douce
                          A cette distance
                          Si calme et tranquille
                          Je me tourne vers toi
                          Et remarque ton léger sourire
                          J’en raffole
                          Et tes yeux
                          Des yeux sombres et pétillants
                          Où je lis l’amour toute la tendresse
                          Que tu ressens pour moi
                          Moi je meurs d’envie d’être dans tes bras
                          Je ne peux plus attendre …
                          Regarde le soir tomber lentement
                          Se dévoiler l’immensité de célestes beautés et de mystères
                          J’ai mis la tête sur ton épaule
                          Inutile de le dire
                          Le monde entier m’indiffère
                          Quand je t’écoute murmurer
                          Tout et n’importe quoi


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                            Peur de l’hiver ou peur de quoi

                            Bientôt l’hiver le temps va à grand pas
                            Il reste peu de temps je crois
                            Peut-être viendra-il Saint Nicolas
                            Le père Noël aussi des enfants attendu
                            Nulle peur de l’hiver ou bien alors de quoi
                            L’hiver n’est pas encore venu
                            On raconte que le vent de partout s’amplifie
                            Que des forêts noyées s’effondrent dévastées
                            Qu’ailleurs des arbres plient dans l’incendie
                            Que le ciel est voilé de poussières encrassées
                            Ecrasés sous le nombre les hommes seraient perdu
                            Au moins l’hiver n’est pas encore venu
                            Les experts ont chassé bonheurs et mots du cœur
                            Les journaux sont l’écho de bien sombres rumeurs
                            Des images terribles aussi sont parvenues
                            Traversant le désert qui fulmine là-bas
                            Echappant à l’émeute et à l’enfer des rues
                            Est-ce la guerre civile qui jaillit cette fois
                            Est-ce l’amour détruit qui ne renaitra pas
                            Dehors des loups hurlants montrent les dents
                            Des yeux luisants épient embusqués sous les porches
                            Des loups de ceux qui sont des loups pour l’homme
                            Et des ombres armées parfois portant des torches
                            Saccagent des portails des abris des auvents
                            Certains auraient voulu calmer ou raisonner
                            Des esprits échauffés qui n’ont pu reculer
                            Rassurons-nous pourtant ce sera comme avant
                            Le printemps reviendra le monde n’est pas perdu
                            Il nous reste du temps pour vivre en attendant
                            Qu’un hiver véritable soit là et nous tombe dessus
                            Peur de l’hiver … ou alors de quoi …

                            © Hélène De Man
                            29 novembre 2019


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                              Et que je t’aime encore

                              Et que je t’aime encore
                              Ah oui sentir cela
                              Après ce temps passé
                              Et que rien n’a changé
                              Du matin tendre de l’aurore
                              Au soir soyeux qu’un soleil dore
                              Sentir frémir et puis te dire
                              Mon amour je t’aime encore

                              Et que le temps passé
                              N’aura rien pu changer
                              Que le flot de la vie
                              N’a rien terni
                              Que la vision prenante
                              La sensation puissante
                              De tes yeux ton sourire
                              De ton corps la chaleur
                              Me sont toujours bonheur Et que je t’aime encore

                              Malgré les doutes menaçants
                              Critiques ressentiments usure
                              Tu restes en mon cœur bien présent
                              Présence claire ou bien obscure
                              A chaque instant je t’espère et t’attends
                              Seule raison d’encore croire en la vie
                              Ta voix ta compagnie
                              Malgré l’âge qui vient et qui dévore
                              Oui mon amour je t‘aime et je t’adore


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                                VIENS SUR LA MONTAGNE

                                Marie Laforêt la chanteuse aux yeux d’or
                                Est retournée là-haut sur la montagne
                                Où les vendanges de l’amour se font encor
                                Ses rêves ses chansons nous accompagnent
                                Originaire du pays basque de sa nature sauvage
                                Elle portait en elle son soleil généreux
                                Sa voix chaude ses accents chaleureux
                                Nous emmenaient loin au-delà des nuages
                                Elle chantait la poésie secrète et mystérieuse
                                Des vraies beautés des valeurs de la vie
                                Mon enfance et ma jeunesse tumultueuses
                                Restent à jamais dans ses mots enfouis


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                                  L’art est-il vraiment utile ?
                                  Et qu’en pensent les poètes ?


                                  A l’exception de ce qui se vend à prix d’or aux enchères et constitue un investissement d’ordre financier, l’art est en général considéré par le commun des mortels comme inutile ou en tout cas tout à fait secondaire. C’est selon moi au contraire cet aspect superflu qui en fait toute son importance: le peintre, le musicien, le poète apportent quelque chose de nouveau, une autre vision de la nature et du monde. En cela, il y a une similitude entre la démarche artistique et la création, c.à.d. qu’à partir de rien, ou presque, un artiste peut créer un monde nouveau.

                                  Plus précisément en ce qui concerne la poésie, il semble bien vrai que, dans la vie de tous les jours, notre société qui est souvent matérialiste et pour qui l’important serait de survivre et/ou de profiter, les poètes ne jouent qu’un rôle minime. Ils ont du mal à être publiés, écoutés, pris au sérieux. Les poètes vraiment célèbres et/ou adulés pourraient sans doute se compter sur les doigts d’une main. On pense tout de suite à Victor Hugo, Verlaine, Ronsard, après quoi on peut tirer l’échelle.

                                  Il arrive cependant qu’en littérature une phrase ou un vers devienne très connu et fasse autorité en servant de maxime. Les écrivains et poètes concernés sont alors soudainement respectés. Ils semblent avoir résolu d’épineuses questions et parfois les mystères de la vie même.

                                  N’est-il pas vrai que : « Tout ce que tu ne sais pas donner te possède » (A. Gide) – N’est-il pas frappant de lire, dans son dernier ouvrage, ces mots de l’Abbé Pierre : « Je crois que les choses ultimes ne peuvent être dites que poétiquement ». Enfin n’a-t-il pas raison le poète qui dit:

                                  « Vous auriez rêvé si vous aviez dormi,
                                  Vous auriez vécu si vous aviez aimé ».

                                  (J. Prévert)

                                  Ce qui précède permet de mieux comprendre pourquoi l’écrivain et ministre André Malraux aurait plusieurs fois prononcé ces paroles inattendues à propos de problèmes concrets : « Et qu’en pensent les poètes» ?

                                  N’est-il pas exact qu’en entreprenant d’écrire sur des sujets qui concernent tout un chacun, comme l’amour, la mort, la vie, l’altruisme, la religion, l’amitié, le sens de la nature … l’écrivain, le poète, peuvent arriver plus aisément parfois inopinément à développer leur réflexion et nous offrir des vérités universelles insoupçonnées. De même, d’un autre point de vue, le peintre peut en se tenant devant sa toile nous proposer une image entièrement nouvelle d’un paysage, d’un monument ou d’un portrait. Il a en quelque sorte une vision créatrice du monde. La mer, un arbre, le ciel, un cheval, une jolie femme, un portrait de caractère, une catastrophe naturelle, une vertu morale, un symbole abstrait, etc. … sont des sujets traités chaque fois différemment par les arts graphiques. Il en va de même des arts de l’espace comme la sculpture et l’architecture. Ceci concerne également l’écoute d’une œuvre musicale et plus encore le fait d’assister en direct et donc en quelque sorte de prendre part au spectacle d’une pièce de théâtre, d’un opéra, d’un concert ou d’une chorégraphie. Il s’agit alors d’un vécu qui peut à tout moment nous amener à des découvertes personnelles et parfois des prises de conscience morales ou métaphysiques. Cette expérience bien connue se nomme d’un mot savant, la catharsis, qui fait que l’on se retrouve modifié et revivifié après la prestation scénique que l’on vient de voir. N’est-ce pas une preuve de ce que les artistes, écrivains, musiciens qui réalisent des œuvres ne paraissant pas indispensables à l’humanité, possèdent souvent un don de créativité qui magnifie notre univers, le décrivant plus en détail, en donnant des explications inédites susceptibles de le compléter ou de le perfectionner.

                                  Ce qui donc parait à première vue futile et inutile, l’œuvre d’art sous toutes ses formes, se révèle finalement comme étant indispensable, révélateur, libérateur.

                                  L’art est bel et bien quelque chose d’utile, de très utile …

                                  Merci Monsieur André Malraux.


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                                    Et que je t’aime encore
                                    Et que je t’aime encore
                                    Ah oui sentir cela
                                    Après ce temps passé
                                    Et que rien n’a changé
                                    Du matin tendre de l’aurore
                                    Au soir soyeux qu’un soleil dore
                                    Sentir frémir et puis te dire
                                    Mon amour je t’aime encore

                                    Et que le temps passé
                                    N’aura rien pu changer
                                    Que le flot de la vie
                                    N’a rien terni
                                    Que la vision prenante
                                    La sensation puissante
                                    De tes yeux ton sourire
                                    De ton corps la chaleur
                                    Me sont toujours bonheur
                                    Et que je t’aime encore

                                    Malgré les doutes menaçants
                                    Critiques ressentiments usure
                                    Tu restes en mon cœur bien présent
                                    Présence claire ou bien obscure
                                    A chaque instant je t’espère et t’attends
                                    Seule raison d’encor croire en la vie
                                    Ta voix ta compagnie
                                    Malgré l’âge qui vient et qui dévore
                                    Oui mon amour je t‘aime et je t’adore


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                                      MON CŒUR ACCUEILLE

                                      Les heures sonnent au clocher de la dune
                                      Et sous le lune bleue
                                      Le sable pâle ondule

                                      À l’horizon où le soleil sommeille
                                      Les étoiles se sont levées
                                      Mon cœur accueille tant de merveilles
                                      Offertes là en cette immensité

                                      Hélène De Man
                                      6.7.2019


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                                        math

                                        Posté le 22 / 08 / 2019

                                        knypygt.

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                                      L'Armistice - Tranchée

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                                      Que les armes allaient se taire une fois pour toutes
                                      La terre entière connaitrait un bonheur inégalé
                                      Une tranquillité bien méritée
                                      Les hommes seraient désormais bienveillants altruistes
                                      Sans aucune haine dépourvus de toute violence
                                      Une vie nouvelle allait commencer pour l’humanité
                                      L’univers tout entier semblait souhaiter cette harmonie
                                      C’était aussi simple que le chant des oiseaux
                                      Conforme au mouvement puissant et majestueux de l’océan
                                      Désormais le passé serait aboli
                                      Nous ferions en sorte d’être patients et tolérants
                                      Nous allions admettre d’autres langues et coutumes
                                      Adopterions d’autres comportements
                                      Comme c’était sans doute le cas auparavant
                                      Au temps de l’âge d’or d’un paradis perdu
                                      En ignorant toutes attitudes tous combats assoiffés de sang
                                      Il aurait suffi de ne pas commencer
                                      Dès à présent nous serions disposés à vivre dignement
                                      Nous allions respecter les autres
                                      La force de nos bras ne servirait plus qu’à embrasser et enlacer
                                      Cette tolérance et cette acceptation allait nous libérer
                                      La paix véritable avait enfin commencé sur la terre
                                      Peut être pouvait-on se poser une question :
                                      La paix resterait-elle en vigueur à tout jamais ?
                                      Ou n’était-ce qu’un rêve ?
                                      Armistice signifie déposer les armes de bonne foi
                                      Sans capituler ni s’humilier
                                      Admettre simplement que l’on préfère une paix durable
                                      C’est cela que l’Armistice devait sous-entendre – impliquer - signifie...


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                                        Nantes - Saint Pierre et Saint Paul

                                        Il est vrai que c’est un fleuve très particulier – déjà par sa largeur exceptionnelle à certains endroits, par une profondeur souvent peu importante et par son cours capricieux.

                                        L’un de ses charmes est bien sûr qu’elle n’est pas véritablement canalisée et laisse donc ses rives onduler librement à travers la végétation les bosquets les pentes herbues.

                                        Lorsque l’on prononce son nom on pense directement aux « châteaux de la Loire ». Mais comme elle n’est pas navigable sur une longue distance nous n’avons pas attaché trop d’importance aux châteaux et plutôt gouté la douceur de la navigation lente et calme et visité quelques hauts lieux accessibles par voie d’eau.

                                        Saint Nazaire

                                        Saint Nazaire est un port fascinant et les chantiers navals enfantent des géants des mers de super luxe. On peut donc y admirer les prouesses techniques des constructeurs et éventuellement visiter le musée « Escal’Atlantic » qui tente de rendre l’ambiance des grands voyages en paquebots d’antan. On découvre aussi les impressionnants vestiges des abris sous-marins datant de la seconde guerre mondiale

                                        Nantes évidemment est une ville admirable et l’avant-poste de la Bretagne. J’ai enfin pu savoir comment s’appelait le drapeau breton (Gwenn ha Du) et de quoi il était composé: lignes blanches et noires et mouchetures d’hermine! Inutile de spécifier qu’adorant la mer j’adore aussi la Bretagne …

                                        Comme je suis passionnée par les cathédrales j’ai fort apprécié Saint Pierre et Paul de Nantes. Encore l’une de mes favorites.

                                        Angers Cathédrale Saint Maurice

                                        Angers la ville où se trouve la statue du bon roi René, le château contenant les précieuses tapisseries de l’apocalypse, la cathédrale Saint Maurice avec sa fameuse voûte Plantagenêt (et ce terme rappelle à lui seul bien évidemment la Guerre de Cent ans). J’ai aussi remarqué à Angers l’Eglise Saint-Laud, complètement détruite à la Révolution et fortement endommagée pendant la seconde guerre mondiale lors des bombardements de 1944. Reconstruite et restaurée à plusieurs reprise elle est actuellement de style néo-roman (assez rare) et appelle à la remise en place d’un beau vitrail retrouvé récemment.

                                        Ancenis

                                        Enfin j’ai été charmée par une ballade à Ancenis qui se situe à la limite entre l’Anjou et la Bretagne (Loire Atlantique et Maine et Loire). Voilà comment pris fin de ce petit voyage effectué dans un joli bateau muni d’une roue à aube, ce qui est spécialement adapté à ce fleuve parfois si peu profond.

                                        Nous avons malgré tout approché ou visité des châteaux comme celui d’Azay le Rideau, Ussé, Villandry, et autres éléments du patrimoine dans les villes précitées.

                                        Parfum de Loire

                                        Le fleuve largement étalé
                                        Réveille en moi du passé les miroirs
                                        Et son cours souvent apaisé
                                        Porte les traces des ombres des grimoires
                                        J‘entends carillonner d’anciennes gloires
                                        Les mouvantes rumeurs de l’histoire

                                        Si tout semble effacé
                                        Il en reste mémoire
                                        Vives réminiscences
                                        Des anciennes errances
                                        Redoutables souffrances
                                        Fâcheuses violences
                                        Glorieuse incandescence
                                        Des vaines ambitions
                                        Enlisées envolées
                                        Pour longtemps pour de bon

                                        Ici subsistent des échos des espoirs
                                        Aux eaux calmes de Loire
                                        Et je respire et hume sur ses bords
                                        Frissonnant palpitant incolore
                                        Comme un subtil parfum de Loire
                                        Lié charmant à des siècles d’histoire
                                        Dont le passé laisse rêveur
                                        S’attardant pour longtemps encore


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                                          En écrivant des poèmes il arrive bien souvent qu’on touche à des domaines plus profonds ou plus «sérieux ». En effet, n’est-il pas attirant de penser à l’avenir et plus précisément à notre avenir à chacun. Ne pensez-vous pas que le spectacle de l’immensité de l’univers soulève des questions quant à son origine et son devenir.

                                          Il y a bien sûr les religions et les différentes conceptions philosophiques qui ont de tous temps apporté des réponses à ce que nous appelons « l’angoisse métaphysique ». Le choix est énorme et chacun peut en retirer ce qui lui paraît le plus en accord avec son tempérament et ses convictions profondes et bien souvent aussi avec ce que l’enfance et l’éducation des parents ont suggéré et appris.

                                          Peut être pouvons trouver dans ce type de réflexion un peu de réconfort et un début d’explication.

                                          Il y a quelques siècles Blaise Pascal formulait son inquiétude comme suit :

                                          « Je vois ces effroyables espaces de l’univers qui m’enferment, et je me trouve attaché à un coin de cette vaste étendue, sans que je sache pourquoi … ce peu de temps qui m’est donné à vivre m’est assigné à ce point plutôt qu’à un autre de toute l’éternité qui m’a précédé et de toute celle qui me suit. Je ne vois que des infinités… qui m’enferment … comme une ombre qui ne dure qu’un instant sans retour. Tout ce que je connais est que je dois bientôt mourir, mais ce que j’ignore le plus est cette mort même que je ne saurais éviter ».
                                          Blaise Pascal "Pensées"
                                          Blaise Pascal "Pensées"

                                          Voici par ailleurs quelques extraits de la version française d’un livre qui m’a fort impressionnée jadis, « Les raisins de la colère » de John Steinbeck :

                                          « Peut être bien qu’un homme n’a pas d’âme à soi tout seul, mais seulement un morceau de l’âme unique … à ce moment-là, ça n’a plus d’importance. Je serai toujours là, partout, dans l’ombre. Partout où tu porteras les yeux ».

                                          « Vient un moment où on change et où on voit les choses autrement. Alors, chaque mort n’est plus qu’une partie de la mort générale, chaque enfant qu’on porte en soi, une partie de l’ensemble de toutes les naissances, et la naissance et la mort deux parties d’une même chose. Et à ce moment-là, on ne se sent plus tout seul. A ce moment-là un mal est moins dur à supporter parce que ce n’est plus un mal à part ».

                                          « Tout ce que nous faisons, à mon idée, c’est toujours dans le sens de la vie ».
                                          Tornade juillet 2017
                                          John Steinbeck "The grapes of wrath"

                                          Il m’a semblé que nous pouvions trouver des réponses dans notre subconscient et plus particulièrement ce qui nous vient à l’esprit au cours du sommeil ou dans les moments qui précédent ou suivent immédiatement le sommeil et que nous appelons les phénomènes parahypniques.
                                          Conscience endormie

                                          La nuit aux heures floues de somnolence
                                          Parfois un bruit de pas vient hanter mon silence
                                          A mon oreille des voix murmurant des mots doux
                                          Et je m’endors alors faisant des rêves fous

                                          En ma nuit je m’envole poursuivant mes espoirs
                                          Les forêts les fourrés vibrent de ces présences
                                          Partout glissent des ombres bleues que je crois voir
                                          C’est la magie nocturne ombres des apparences

                                          Douceur des bois obscurs ruisseaux dormeurs
                                          Amours aimés amis je parcours vos images
                                          Serait-ce toi mon ange bienveillant protecteur
                                          Ou ce père adoré que je garde en mon cœur

                                          Ce frère désiré mais que je n’ai pas eu
                                          Peut être la présence d’un subtil absolu
                                          Lentement je balance au sein de ce bonheur
                                          Oh conscience endormie puissant révélateur

                                          ELAN VITAL

                                          Fascinée par l’aspect sans limite du ciel
                                          De l’univers qui l’entoure semble le prolonger
                                          Jusqu’où ? - je me pose encor la question essentielle
                                          Sans trouver de réponse depuis nombre d’années

                                          Mon imagination s’envola un matin au ciel d’or
                                          Aux marches des nuages un sentiment si fort

                                          Je crus sentir alors l’appel insoutenable
                                          Enlevée emportée par une force incontrôlable
                                          Un désir combien fort
                                          De vivre d’abord et encore

                                          Il me fallait fendre l’espace
                                          Franchir la plaine
                                          Dans le fol incendie allumé par l’aurore
                                          Briser la vitre obstacle filer à perdre haleine
                                          Rompre des chaînes
                                          Foncer toutes voiles dehors
                                          Dans le bris le fracas de fenêtres et glaces
                                          Et l’éclatement de l’espace
                                          Où les étoiles pleuvent
                                          Et où les galaxies se meuvent
                                          Et nous échappent...

                                          Dans l’immensité de l’univers
                                          D’un regard d’un geste un effort
                                          Embrasser le monde embraser cette vie
                                          Comme s’allume intensément un phare
                                          Dans le soir
                                          Comme naît et puis meurt une étoile
                                          Comme un souffle soudain comme un élan vital

                                          Ainsi nous n’avons fait qu’effleurer ces différents aspects d’un questionnement que nous éprouvons presque tous.


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                                            La société évolue – comme elle l’a toujours fait …

                                            Au début du mois de juin 2018 j’ai eu l’occasion d’organiser une exposition rétrospective des œuvres de mon père, Pierre (Petrus) De Man dans un local dénommé « d’Oude School » et situé dans le village, Weerde-Zemst, où il a habité pratiquement toute sa vie.

                                            Les amis et connaissances étaient invités à admirer les œuvres picturales (peinture à l’huile, au couteau, dessin et pastel), les photographies d’art, les aquarelles, réalisées par l’artiste et à en faire l’acquisition.

                                            Ils ont également pu lire les poèmes rédigés en français et en néerlandais par Pierre De Man.

                                            Chacun a pu constater son amour de la nature et son attachement à sa région: la campagne du Brabant flamand et contempler les vues pittoresques des villages de Zemst, Weerde, Elewijt, Laar et Eppegem.

                                            Je remercie les personnes qui m’ont aidée ou encouragée, et en particulier l’échevin de la culture de la commune de Zemst, Monsieur Coen Vandermeiren , le responsable des locaux « d’Oude School », Monsieur Marc Mertens, le responsable du cercle artistique « ‘t Steen », Monsieur Peter Livens, les sympathiques propriétaires du Manège Verbrande Brug, Monsieur et Madame Roger Janssens, l’excellente avocate Chantal Juliens, l’aimable attention de l’instituteur, Monsieur Leo Troyens et de son épouse, ainsi que de leur fille Els Troyens, logopède chevronnée, les responsables de bpost et du journal « De Zemstenaar », les sympathiques membres du service « Werkliedendienst » de la commune de Zemst, de même que tous les visiteurs venus de Zemst, Kampenhout, Bruxelles et environs.

                                            Avec un très amical et tendre merci à mon époux, Guy Luyckx, et à mon fils, Patrick Luyckx, qui se sont dévoués sans compter, et mes vifs remerciements à mon beau-frère, André Luyckx, ma belle-sœur, Maguy Van Lier, et à ma fidèle amie Thérèse Winand.


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                                              La société évolue – comme elle l’a toujours fait …

                                              Il nous a toujours été difficile de comprendre les personnes qui, autour de nous, prennent de l’âge mais il semble de plus que se creuse le fossé entre les générations actuelles.

                                              Non seulement les conditions climatiques agitent et inquiètent les esprits de la plupart de nos contemporains qui mettent en cause des erreurs et excès du passé mais ce qu’on appelle la fracture numérique divise tout bonnement jusqu’aux membres d’une même famille.

                                              La société se transforme très rapidement et fonctionne de plus en plus sur le mode numérique: on peut presque tout acquérir sans se déplacer, comme on dit « en quelques clics » et si l’on entre dans un magasin on peut y payer ses achats en utilisant son smartphone. On peut accéder aux gares et aéroports grâce à la reconnaissance faciale. Même les personnes du troisième âge peuvent être hébergées dans des maisons où on les accompagne partiellement par le biais de robots intelligents et parait-il bienveillants.

                                              J’y reconnais bien évidemment le signe d’un progrès considérable mais avec des inconvénients notoires: les gens ont tendance à rester chez eux et la sédentarité s’accroit et affecte la santé si l’on aime rester le regard rivé sur des écrans, des surfaces commerciales semblent parfois désertes et pire encore si des postes nouveaux sont peut être créés cela pourrait être aux dépens du personnel antérieurement affectés aux comptoirs, guichets, caisses etc.

                                              Tout cela caractérise à présent notre société au sein de laquelle l’acquisition des connaissances se fait de manière quelque peu désordonnée car il semblerait que toutes les connaissances sont disponibles séance tenante.

                                              Si l’on peut applaudir cette amélioration de la qualité de vie même pour les seniors qui ont chez eux à portée de main la possibilité de tout apprendre et de mieux communiquer avec les autres, il reste cependant un aspect désolant de nos sociétés, à savoir le vieillissement de la population que l’on attribue aux progrès de la médecine et de l’hygiène.

                                              Justement: la recherche médicale a de quoi faire en se penchant sur les cas de plus en plus nombreux de malades d’Alzheimer, Parkinson et autres maux de l’âge qui semblaient auparavant moins fréquents.

                                              Avec l’allongement de la dure de vie des personnes, toutes ces affections sont aussi plus souvent et plus précisément remarquées et prises en compte.

                                              J’ai eu l’idée d’un petit texte poétique qui analyse le ressenti d’une personne souffrant de troubles de la mémoire.

                                              Hélène De Man

                                              UN VENT EMPORTANT LA MÉMOIRE

                                              Peu à peu un vent brumeux sur toi se lève
                                              Sous le dôme du ciel luit une autre lumière
                                              De ton monde confus il retranche et enlève
                                              Les printemps les étés les automnes les hivers

                                              Voilà donc cette fois endormant tes espoirs
                                              Qu’il t’apporte le calme cette douceur du soir
                                              Ce vent t’a libéré de soucis dérisoires
                                              Qu’il a précipités au bout du grand ciel noir

                                              Et ses ondulations emportent ta mémoire
                                              Tu cesses doucement de te rider le front
                                              Tes frêles tempes grises déjà moins mal te font
                                              Ce vent a absorbé ton fardeaux d’idées noires

                                              Il a donc adouci l’ombre de ton regard
                                              Et autrement rangé les objets des tiroirs
                                              Embué la surface des vitres des miroirs
                                              C’est un vent qui s’en va emportant ta mémoire


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                                                Voici un poème qui fait allusion à la personnalité célèbre de Virgile le plus apprécié des poètes latins et surnommé le cygne de Mantoue. Sa poésie est vraiment remarquable. J’ai transformé le texte en faisant allusion à la vie si brève que nous passons sur terre et le désir qui nous anime souvent de retrouver notre pays d’origine et nos racines. J’ai voulu en faire une poésie optimiste et heureuse en l’honneur de notre nouveau printemps. Hélène

                                                Variations sur le Cygne Poète

                                                Sur des ailes légères blanches et insolites
                                                Je quitterai les villes et leurs rues ténébreuses
                                                Toute ma vie j’aurai préparé cette fuite
                                                Pour connaitre du vent les forces chaleureuses

                                                Oh mon ami fidèle toi qui m’aimes et que j’aime
                                                Je voudrais qu’un instant tu penses et imagines
                                                Cette envolée céleste sur un léger poème
                                                Pour qu’enfin je retrouve mes plaines d’origine

                                                Des plumes vaporeuses des duvets si étranges
                                                Venus on ne sait d’où berceront mon essor
                                                Dans cet autre univers il faudra que je change
                                                Là pour pouvoir renaître grâce à ce nouveau sort

                                                Transportée bienheureuse je jetterai les yeux
                                                Sur des steppes paisibles de douces étendues
                                                Laissant au loin la mer son souvenir heureux
                                                Je partirai au nord dans les brumes ténues

                                                Et il ne faudra pas que tes regards s‘alarment
                                                Evite les idées et les mots sentencieux
                                                Et ne jette aucun cri ne verse nulle larme
                                                Ce départ mènera vers un monde harmonieux


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                                                  Parler de toi ou non... voilà la question que je me pose depuis quelques semaines.

                                                  J’ai été soufflée par les pompeuses funérailles nationales et si chrétiennes que l’on t’a accordées.

                                                  Mais bien sûr c’était mérité. Je n’ai pas été étonnée par les motards ni par les musiciens amis qui jouaient et chantaient pendant la messe.

                                                  Ton départ à Saint Barth m’a semblé tout à fait justifié malgré les critiques des fans: il vaut mieux éviter un interminable défilé de pleureuses et de déprimés sur ta tombe.

                                                  Un peu étonnée quand même par l’aigle qui se serait manifesté lors de ta mise en terre.

                                                  Et puis le calme plat ... sous la douleur quelques copines m’ont expliqué qu’elles supportaient très difficilement ton départ au paradis des rockeurs.

                                                  Jusque-là tout est normal et moi aussi je suis perdue mais ta voix est toujours là sur les disques, les cassettes, les cds et tes photos et posters sont toujours accrochés à mes murs et pratiquement rien n’a bougé d’un centimètre.

                                                  Alors voilà que je sursaute sous le choc: le testament sacré de notre idole est contesté et le tintamarre augmente sans cesse. J’apprends qu’il y a eu plusieurs testaments ce qui déjà rassure un peu mais l’avidité et l’intérêt plutôt matériels de ceux qui contestent et de ceux qui se taisent m’effrayent malgré tout. Où sont les larmes, la tendresse, la passion ?

                                                  Et puis on me dit qu’il s’agit aussi de droits moraux, d’un héritage artistique, de la part d’amour que certains n’auraient pas reçu...

                                                  On ose même s’en référer à Léon Smet ton père qui t’a ignoré par négligence et appât du plaisir et désordre de vie.

                                                  Je suis déboussolée. Je repense à mes idéaux et mes passions, à tout ce que tu m’as apporté dans la vie. Grâce à toi J’ai perdu ma peur de l’avion et au contraire pris goût aux voyages et à la découverte du monde et des autres, J’ai accumulé les amis (en même temps que des livres, photos et documents), J’ai osé monter sur scène et crier dans un micro : " Je n’ai besoin de personne " – " Lutte contre la haine des imbéciles " - " Qu’est-ce qu’elle a ma gueule " .... Et moi aussi J’ai pensé que J’avais été reniée par des parents maladroits et/ou absents – pas de mère dans son enfance il faut le faire.

                                                  J’ai donc aussi crié " Fille de personne " et " Je suis née dans la rue ".

                                                  Tes chansons et tes hurlements m’ont libérée de bien des douleurs et maintenant je pense à la suite.

                                                  J’ai choisi les chansons que l’on pourrait passer lorsque moi aussi j’y passerai. Il y en a deux de toi " Aimer vivre " et " Essayer ", une de Cabrel " Tout le monde y pense ", une de Françoise Hardy " Mon amie la rose ". Mais oui J’ai bien compris qu’on est si peu de choses.

                                                  La chanson la plus importante pour moi, par les paroles bien sûr, mais aussi par le son de ta voix qui se répercute un soir au Parc des Princes à la fin des années 90. Après avoir entendu de telles paroles plus personne ne peut hésiter sur ce qu’il nous reste à faire sur cette terre:

                                                  " Tous les grands mots amour et paix et liberté essayez-les
                                                  A votre tour de réussir tout ce que nous avons raté
                                                  Ce que nous avons gâché, ... essayez-les, ... faut essayer "

                                                  Que pour toujours les échos de ces paroles résonnent dans notre monde qui lamentablement tombe en lambeaux.

                                                  Merci Johnny pour les beaux rêves et les grands idéaux et pour les passions ardentes que tu m’as inspirées.

                                                  Tiens voilà que je n’ai pas parlé de Johnny, non – je viens de parler à Johnny, mon frère, mon ami, mon maître à penser et à vivre.


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                                                    A Johnny Hallyday

                                                    Voici que je m’embarque en ce soir lumineux
                                                    J’ai longtemps regardé ces nuages de feu
                                                    Vienne ce vent qui me glace toujours sur place
                                                    Et la nuit qui s’avance comme elle danse
                                                    Vivons intense cette attente de lui
                                                    Son regard et ses mains son visage
                                                    Ses gestes lestes et puis sa voix
                                                    Ses appels de démence ses cris

                                                    Vers les infinités et leurs mirages
                                                    Jetant ses hurlements ses râles
                                                    Reflétant sa blondeur fulgurante
                                                    Projetant sa silhouette ardente
                                                    D’une simple étincelle
                                                    De l’éclair de ses yeux
                                                    Sous la sueur qui ruisselle
                                                    Qu’il rallume de ma vie les feux

                                                    La voilà cette star celui que l’on protège
                                                    Ce héros flamboyant habillé de brillance
                                                    Vibrante mon âme vole mon coeur s’allège
                                                    Sous le charme envoûtée et en transe
                                                    Et dans l’éclatement de sentiments de joies
                                                    Mes projets et mes rêves viennent de ce dieu-là

                                                    C’est par lui que j’assume mes souffrances mes envies
                                                    Et mes pulsions d’amour passant toutes par lui
                                                    Il se déhanche et se balance provocant
                                                    Et puis s’écroule à genoux délirant
                                                    Il porte de ma vie les malheurs et le poids
                                                    Souriant arrogant et si tendre à la fois

                                                    Dieu combien j’ai voulu et comprendre et savoir
                                                    S’il est au monde un autre dieu ou un ange un espoir
                                                    Lui tellement mortel et si vivant pourtant
                                                    Je n’ai trouvé que lui dieu vivant exaltant

                                                    Par ses décors fiévreux incandescents
                                                    Il vibrera toujours agressant mes oreilles
                                                    Le batteur bateau ivre et les guitares pleurant
                                                    En affolant les rythmes de mon coeur débordant
                                                    Et soutenant longtemps de ma vie la cadence
                                                    Il restera pour moi celui qui lui donne son sens


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                                                        Lorsque vous parlez de poésie vous obtenez d’étranges réactions. Une amie me disait il y a quelque temps: "Quand je lis un roman, si je vois un passage en vers, je passe outre et je continue ma lecture plus loin". La présentation seule la dissuade de lire le poème, elle ne veut lire que la prose...

                                                        De toute façon, les gens pensent généralement que la poésie est inutile, qu’elle ne sert à rien, qu’elle est faite de rêves, d’enfantillages. La présentation ou le vocabulaire leur semblent ennuyeux, la formulation est d’emblée incompréhensible, en bref les gens pensent que la poésie c’est "quelque chose" pour les intellectuels qui n’ont rien d’autre à faire.

                                                        Pourtant, la poésie trouve son origine dans la tradition orale de nos ancêtres. Les premiers hommes ne savaient ni lire ni écrire. Fascinés par les phénomènes naturels qu’ils tentaient de comprendre ils ont peu à peu élaboré des légendes et des mythes.

                                                        C’est ainsi que sont nés des récits héroîques et des légendes singulières qui, transmis de génération en génération, furent mémorisés, embellis, et peu à peu transformés.

                                                        L’usage de rimes et de rythmes permettait alors de retenir plus facilement de longs poèmes épiques et est resté aujourd’hui l’une des caractéristiques de la poésie.

                                                        De plus l’épopée et les contes de fée ont l’avantage de refléter certains aspects du fonctionnement de nos pensées inconscientes et de les exprimer clairement voire de les exorciser.

                                                        Il faut ajouter que par la suite les poèmes ont pu devenir les paroles de ballades et chansons que l’on entend journellement à la radio, la télévision ou sur YouTube...

                                                        Il apparait donc clairement que l’une des tâches du poète peut résider non seulement dans l’écriture mais aussi dans la lecture à haute voix de poésies. La déclamation peut se faire à partir d’une scène, d’une estrade ou même lors de réunions informelles chez les gens à la maison. Le poète a alors la possibilité d’expliquer ses poèmes, de répondre à des questions, d’insérer des pauses musicales. La poésie nous est alors bien plus proche. Elle n’entraîne plus ce sentiment de rejet ou d’ennui. Voilà donc un défi que le poète peut tenter de relever pour rendre son œuvre plus vivante.


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                                                          Il faut être toujours ivre. Tout est là: c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

                                                          Mais de quoi ? De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.

                                                          Et si quelquefois, sur les marches d’un palais, sur l’herbe verte d’un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l’ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l’étoile, à l’oiseau, à l’horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est : et le vent, la vague, l’étoile, l’oiseau, l’horloge, vous répondront : " Il est l’heure de s’enivrer ! Pour n’être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous sans cesse ! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise ".

                                                          Charles Baudelaire 1821 - 1867

                                                          Voilà une invitation qu’il faut selon moi s’empresser d’accepter.

                                                          Le temps passe et la vie court.

                                                          Tout s’efface et disparait autour de nous.

                                                          L’automne nous ramène à cette réflexion sur la précarité de la vie.

                                                          Nous constatons que même les plus belles choses et les êtres les plus remarquables disparaissent.

                                                          Profitons du jour présent comme nous le conseillait déjà le philosophe.

                                                          Rendons hommage à Gisèle Casadesus, Jean Rochefort, Danielle Darrieux et autres artistes et personnalités admirables et bienfaisantes.


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                                                            J’ai repensé - qui pourrait s’en abstenir - aux nouvelles inquiétantes qui nous parviennent de toutes parts concernant le réchauffement climatique, l’altération de la biodiversité et la disparition un peu partout de sites naturels splendides.

                                                            J’ai notamment trouvé très émouvante une émission télévisée (Thalassa pour ne pas la nommer) qui évoquait un voyage au Spitzberg et donnait à contempler ce qui reste du Grand Nord.

                                                            Comme vie animale on pouvait y contempler le retour des morses qui y prospèrent à nouveau et deviner la présence d’un ou de plusieurs ours pour lesquels je me pose la question de savoir comment ces fiers animaux pourront survivre avec la fonte inéluctable des glaciers.

                                                            Il y a de quoi verser une larme et tant mieux si les touristes prennent plaisir à voyager jusque là. Il n’en reste pas moins que leur bateau - même s’il est moins polluant et de taille réduite par rapport aux énormes navires de croisière qui ne sont plus tolérés à présent dans ces régions - que leur bateau contribue aussi à mettre en danger la nature.

                                                            Je dois cependant avouer que J’ai malgré tout été prise par l’envie de faire un tel voyage lorsque J’ai constaté l’émotion des voyageurs levant leur verre en arrivant au terme de leur voyage non loin du pôle.

                                                            Je me souviens à cet effet du bonheur que J’ai connu en 2013 en découvrant certains paysages norvégiens (voir les images).

                                                            Concernant le réchauffement et la montée des eaux des océans et bien d’autres problèmes entraînés par la pollution globale je me souviens aussi avoir lu avec intérêt le livre de Hubert Reeves « Là ou croît le péril … croît aussi ce qui sauve » (Editions du Seuil, septembre 2013).

                                                            Après cette lecture on peut heureusement conserver beaucoup d’espoir


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                                                              En cette fin d’été 2017 nous finissons à peine de commémorer la disparition de la princesse Diana que d’autres figures féminines du monde du spectacle cette fois nous quittent en laissant un grand vide.

                                                              Il n’est guère besoin de nommer le monstre sacré que fut Jeanne Moreau, comédienne et chanteuse, et qui porta sur ses épaules de très grands rôles dans de nombreux films. Il y avait chez elle un tempérament et une attitude hors du commun qu’on ne retrouvera jamais plus chez une artiste. Une figure emblématique du cinéma français.

                                                              Ensuite je voudrais m’attarder un court instant sur la disparition de Mireile Darc, remarquable et charmante dans des rôles très divers. Elle m’a toujours impressionnée par sa silhouette longiligne et la blondeur voulue de sa chevelure dont elle avait fait un objectif à atteindre absolument. La mode de la blondeur sévissait à l’époque depuis longtemps et les plus jolies ou les plus sulfureuses actrices étaient apparemment brunes dans leur prime jeunesse pour devenir blondes au temps de leur plus grande célébrité: Marylin Monroe, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Sylvie Vartan, Dalida...

                                                              Mireille Darc avait quant à elle toujours frappé l’imagination par son caractère bien trempé et une image d’optimisme et de force à toute épreuve. Elle avait le regard franc et pétillant et un large sourire omniprésent. Elle avait pris cette habitude de s’occuper des autres plutôt que d’elle-même. Excellente actrice elle pouvait jouer tous les rôles auprès des plus grands.

                                                              Elle affrontait courageusement de difficiles problèmes cardiaques pour lesquels elle avait subi plusieurs opérations.

                                                              Lorsque vint la maturité, incapable de rester inactive et surtout de ne pas s’intéresser aux questions de société épineuses, elle se mit à soutenir de multiples causes humanitaires.

                                                              En ce qui concerne le cinéma, il nous reste l’image inédite et inimitable de Mireille et de sa silhouette filiforme portant une robe très très échancrée dans le dos. (Le grand blond avec une chaussure noire). Je garde aussi un souvenir bien vivant de Mireille répondant toujours à l’appel de Bernadette Chirac lors d’émissions consacrées au sort des malades et des personnes âgées. Un cœur d’or et un talent fou, c’était cela Mireille Darc.


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                                                                En cette fin d’été 2017 nous finissons à peine de commémorer la disparition de la princesse Diana que d’autres figures féminines du monde du spectacle cette fois nous quittent en laissant un grand vide.

                                                                Il n’est guère besoin de nommer le monstre sacré que fut Jeanne Moreau, comédienne et chanteuse, et qui porta sur ses épaules de très grands rôles dans de nombreux films. Il y avait chez elle un tempérament et une attitude hors du commun qu’on ne retrouvera jamais plus chez une artiste. Une figure emblématique du cinéma français.

                                                                Ensuite je voudrais m’attarder un court instant sur la disparition de Mireile Darc, remarquable et charmante dans des rôles très divers. Elle m’a toujours impressionnée par sa silhouette longiligne et la blondeur voulue de sa chevelure dont elle avait fait un objectif à atteindre absolument. La mode de la blondeur sévissait à l’époque depuis longtemps et les plus jolies ou les plus sulfureuses actrices étaient apparemment brunes dans leur prime jeunesse pour devenir blondes au temps de leur plus grande célébrité: Marylin Monroe, Brigitte Bardot, Catherine Deneuve, Sylvie Vartan, Dalida...

                                                                Mireille Darc avait quant à elle toujours frappé l’imagination par son caractère bien trempé et une image d’optimisme et de force à toute épreuve. Elle avait le regard franc et pétillant et un large sourire omniprésent. Elle avait pris cette habitude de s’occuper des autres plutôt que d’elle-même. Excellente actrice elle pouvait jouer tous les rôles auprès des plus grands.

                                                                Elle affrontait courageusement de difficiles problèmes cardiaques pour lesquels elle avait subi plusieurs opérations.

                                                                Lorsque vint la maturité, incapable de rester inactive et surtout de ne pas s’intéresser aux questions de société épineuses, elle se mit à soutenir de multiples causes humanitaires.

                                                                En ce qui concerne le cinéma, il nous reste l’image inédite et inimitable de Mireille et de sa silhouette filiforme portant une robe très très échancrée dans le dos. (Le grand blond avec une chaussure noire). Je garde aussi un souvenir bien vivant de Mireille répondant toujours à l’appel de Bernadette Chirac lors d’émissions consacrées au sort des malades et des personnes âgées. Un cœur d’or et un talent fou, c’était cela Mireille Darc.


                                                                0 commentaires

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                                                                  Mon rêve, mon bonheur... ce chanteur-là en fait partie. Et je ne suis pas la seule, je sais.

                                                                  Rentrée de l’école, dans les années 60, un soir dans la cuisine de ma grand-mère, je terminais ma version latine ou l’un de ces affreux devoirs de math, et soudain la radio diffuse une étonnante chanson: " Sans toi ma mie ". Un nom est donné: " chantée par Adamo ". Mais on a l’impression que c’est une fille qui chante. Pourtant il chante " sans toi ma mie " et cette voix, ces paroles... c’est super beau, touchant, lancinant. Cela ne s’oublie pas.

                                                                  Cher Salvator Adamo - car ensuite on t’a donné un nom complet, nom et prénom, Salvator Adamo...

                                                                  Tu as jalonné mon adolescence difficile qui fut grâce à toi parsemée de pépites lumineuses. Toutes tes chansons ont adouci bien des moments que je voudrais oublier.

                                                                  Un autre exemple: un soir je me trouve sur une route dans une voiture et je vois les rails brillants du tramway vicinal peu après avoir quitté la gare de Mons. La neige fait son apparition. À la radio on entend " Tombe la neige " et pour toujours j’associerai à ta chanson cette image d’une sombre route solitaire et peu hospitalière pour moi.

                                                                  Un autre jour, un beau dimanche cette fois, nous écoutons la radio et Jean-Claude Ménessier présente ta nouvelle chanson encore en préparation " Inch Allah ", pleine d’idéal et de générosité. Jamais personne me semble-t-il ne l’a suffisamment écoutée et comprise, cette chanson qui, même modifiée aujourd’hui, continue de faire polémique.

                                                                  Il y a eu, un peu plus tard, au temps de mes tendres fiançailles, " Viens ma brune " et " L’amour te ressemble " dont je vivais intensément les paroles.

                                                                  Ensuite " Sur les collines de Rabiah " fut pour moi une chanson phare qui me fait encore pleurer aujourd’hui.

                                                                  Ah oui, auparavant, J’avais été touchée par cette chanson " Le cœur en bandoulière " dans laquelle je sentais comment surmonter une immense douleur...

                                                                  Et auparavant encore " A demain sur la lune " et combien j’en rêvais moi-même à cette époque - innocemment - de voyager dans l’espace ...

                                                                  Et auparavant ? Oui, que faisions-nous au temps où Adamo ne chantait pas encore ?

                                                                  La Belgique, la France, le monde n’existent pas sans toi, Adamo.

                                                                  Tu es bien plus que le " tendre jardinier " de la chanson et des " couples lumineux " qui s’aimèrent sur tes chansons...

                                                                  Puis-je recommander - à ceux qui ne savent pas tout - le livre " A ceux qui rêvent encore - les plus belles chansons d’une vie ". Un livre qui m’accompagne depuis longtemps


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                                                                    Il commence à chanter très jeune et à l’âge de 14 ans remporte le premier prix d‘un concours de chant avec une chanson de Jacques Brel.

                                                                    En 2011 il participe au grand prix Eurovision de la chanson en interprétant une chanson en langue corse » Sognu «. Il se classe quatorzième.

                                                                    Il reprend aussi la chanson en anglais de Céline Dion » My heart will go on « (thème du film « Titanic). Actuellement son album « Vincero » remporte un énorme succès.

                                                                    Sa voix remarquable se situe entre celle d’un ténor et d’un baryton martin. Un chanteur talentueux, plein de charme et promis à un bel avenir.

                                                                    Un de ces artistes comme je les aime.

                                                                    Et vous ?


                                                                    0 commentaires

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                                                                      Bernard Martin un artiste extrêmement doué et présentant des facettes très variées en arts graphiques.

                                                                      Mon poème "Sweet love" est ainsi illustré


                                                                      1 commentaires
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                                                                        Posté le 18 / 01 / 2020

                                                                        Un grand talent artistique.

                                                                      Laisser un commentaire


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